mardi 10 mars 2009

La mode! La Mode! La mode!

Après le traumatisme du magasin Tamagotchi, nous nous engouffrons dans Takeshita, l'Avenue des magasins de fringues "branchés" d'Harajuku (selon les guides touristiques).
Le dimanche étant jour de Cosplay et de shopping intensif, nous devons jouer des coudes à chaque pas.
Autant le dire sans attendre, si les magasins de l'avenue sus-nommée transpirent la mode "Fresh Fruits" (couleurs vives, surcharge, récupération de toutes les modes possibles et imaginables), il faut bien avouer qu'on est loin de la qualité et du rafinement, dans une ambiance entre châtelet les halles et Camden Town (sans le charme du marché couvert). Pour résumer : plus cheap que ce à quoi nous nous attendions.
Ne soyons pas mauvaise langue, j'ai tout de même acheté une robe (quand on voit un mannequin avec une tête de lapin à l'entrée du magasin on ne resiste pas...)

Je vous laisse juges de la densité de population et des choix esthétiques plus ou moins douteux :

"La muerte peluda!"


Plus classe, plus rafiné (mais pas exempt de mauvais goût pour autant) : le centre commercial Laforêt à deux pas de Takeshita.
Sur un nombre d'étages incalculables et troublants (le niveau de la rue est le niveau 3, sur 6 niveaux divisés chacun en deux parties) les stands de marques diverses et variées se côtoient dans la promiscuité et les univers musicaux douteux.

Résultat : indigestion de magasins de fringues (et c'est une fille qui vous parle).

De ce marathon de la mode, je retiendrai les stands de fringues gothiques lolita, maiden et autres froufrous et noeuds noeuds qui valent le détour mais pas le sacrifice du compte en banque ; et je retiendrai aussi l'utilisation répétée du français (ou plutôt des mots français) avec des noms de magasins qui vendent du rêve :

Dédicace à Monsieur le Comte.

Bien entendu, les robes qui m'intéressaient se trouvait dans un des premiers magasins visités et paradoxalément, la marque de vêtements en question est censée évoquer la France et sa mode et s'appelle d'ailleurs "A Mon Avis"


A mon avis (le mien), rien à voir avec ce qu'on trouve dans les magasins français, (dommage) et c'est bien ce qui m'a séduit...
L'essayage des robes m'a fait me sentir terriblement étrangère et maladroite ; ce sont dans les détails qu'on ressent parfois les différences culturelles, c'est tout bête mais on enlève ses chaussures avant d'entrer dans la cabine, la vendeuse enlève la robe du cintre, on n'est pas censées sortir de la cabine pour se regarder sous toutes les coutures et demander son avis 15 fois à son petit ami et si une ignorante comme moi sort de la cabine sans chaussures, on lui tend tout de suite la première paire venue, au cas où je me salirais les collants sur le sol inpeccable. Tous ces détails pour vous dire que je ne suis jamais sentie autant étrangère que dans un magasin pourtant "tellement Paris" (je passe sur l'accordéon franchouillard insupportable, qui a failli me faire fuir en courrant au lieu d'acheter la petite robe/veste de mes rêves...)


C'était la rubrique "magasine féminin" du jour...

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